Archives pour juin 2010

Souvenez-vous, il n’y a pas si longtemps …

Photoshop fête ses 20 ans. Et pour marquer cet événement, Giovanni Antico a réalisé une vidéo « émotions » qui mérite d’être vue. Pour ce faire, les images ont été réalisées sur Photoshop 1.0.7 sous le système 6.0. Anthologique ? vous l’avez dit.

iAds, le dernier né de la marque à la pomme. Evolution ou révolution dans le monde très convoité de la publicité mobile ?

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iAd offre aux annonceurs l’émotion de la TV associée à l’interactivité du Web, et propose aux utilisateurs une nouvelle manière d’explorer le contenu publicitaire sans être extraits de leurs applications préférées. Les iAds vont toucher des millions d’utilisateurs d’iPhone, d’iPod touch ou encore d’iPad, une cible démographique très prisée des annonceurs, et offrir aux développeurs de nouvelles sources de revenus, afin qu’ils puissent continuer à créer des applications gratuites ou à prix modique.” Steve Jobs, CEO d’Apple.

Depuis que Apple a présenté sa plateforme iAd le 7 juin dernier, les annonceurs comme Unilever, AT&T, Nissan, Citybank, General Electric ou Chanel se pressent au portillon et annoncent leur participation par voie de presse. Selon Apple, les engagements publicitaires culminent d’ores et déjà à hauteur de 60 millions de dollars pour 2010, ce qui représente près de 50% des dépenses publicitaires sur mobile prévues aux États-Unis au deuxième semestre 2010.

Les premières campagnes seront lancées dès le 1er juillet sur les applications distribuées via l’iTunes store. Ces dernières seront visibles sur l’iPhone, l’iPad ainsi que la 3e génération de l’iPod-Touch (fin 2009). Pour le clin d’oeil, le géant Unilever (Axe, Lipton, Dove, etc.) a annoncé lundi passé que la campagne publicitaire pour la nouvelle gamme de produits Dove pour Hommes sera présente dès le mois de juillet sur la plateforme iAd. D’autres campagnes du Groupe devraient bientôt suivre. Par cette action, Unilever perpétue sa tradition de précurseur en matière de publicité. En 1955 déjà, l’entreprise avait diffusé LE premier spot publicitaire sur la télévision anglaise pour la pâte à dents «Gibbs S.R.»

Avec 100 millions d’appareils vendus (Iphones, iPad, iPod Touch), Apple possède près de 50% du marché publicitaire des smartphones. En introduisant la plateforme iAd, Apple espère ainsi séduire les développeurs à créer de nouvelles applications. Il est vrai que 40% des revenus publicitaires leur seront reversés; un atout de taille pour les inciter à développer pour eux. Une stratégie habile pour prendre le pas sur son rival Google et son système mobile Android.

Cependant Google n’est pas en reste. Il est vrai que les revenus de son moteur de recherche se stabilisent et ses perspectives de croissance sont limitées. Pour se développer, Google compte également sur le marché prometteur de la publicité mobile; en atteste sa récente acquisition de l’entreprise AdMob, spécialisée dans les formats publicitaires mobiles.

Google et Apple ont bien compris que ce sont les applications mobiles qui motivent, dans la plupart des cas, la décision d’achat d’un smartphone. Aussi, ils comptent bien s’emparer de la manne des recettes publicitaires générées par ces mêmes applications. Cela n’est pas étonnant sachant qu’aujourd’hui, 30 minutes, c’est le temps moyen qu’une personne investi quotidiennement dans l’utilisation des applications mobiles. A qui ce temps vole-t-il la vedette, au media TV ou à l’affichage ?

Révolution ou évolution ?

Tout dépend d’où nous nous plaçons. Il y a fort à parier que dans un avenir proche, les médias traditionnels (TV, affichage, etc.) accuseront une baisse de leurs recettes publicitaires en faveur de nouveaux formats publicitaires interactifs et mobiles. La publicité TV soufflera bientôt ses 60 bougies et les formats publicitaires n’ont guère évolué. Pourquoi me demanderiez-vous ? Eh bien, tant qu’il y a des téléspectateurs, de l’audience et des annonceurs, il n’y a pas lieu de changer une formule qui a forgé son succès sur l’audience de masse. Le hic est que les attitudes de consommation évoluent sensiblement. De plus en plus de personnes font le choix de regarder les News ou leur série télévisée sur le Web. Aujourd’hui, chacun consomme les médias à l’heure, à l’endroit et sur le vecteur qui lui convient. Pour combien de temps encore la TV restera-t-elle la locomotive des investissements publicitaires ? Pour exemple, la SSR a mené fin 2009 un processus de convergence des médias d’information; une réorganisation majeure. La SSR devient RTS, une entité unique qui regroupe la TV, la radio et le Web sous le même toit. Cette réorganisation arrive dans un contexte difficile où la SSR accuse une perte opérationnelle de 47 millions de francs sur 2009. Cette initiative a été motivée notamment par l’évolution technologique et la menace de voir de nouveaux concurrents s’approprier le marché de la publicité digitale.

Il y a peu, Google a annoncé pour 2001 le lancement de Google TV. Une petite boîte qui permet de relier la TV au Web. Concrètement, Google TV présente à l’écran un moteur de recherche qui devient la clé d’entrée à tous les types de services. Dès lors il est possible d’entrer le nom d’une chaîne de télévision pour y avoir immédiatement accès, de taper le nom d’une série TV pour connaître sa grille de programmation, lancer un enregistrement ou encore sélectionner une émission via les plateformes VOD … Et bien sûr il est possible en tout temps de visualiser les contenus de YouTube ou de n’importe quel autre site.

L’offre publicitaire permet une segmentation des public cibles ce que la TV ne propose pas. Sans compter que les possibilités d’interactions entre l’annonceur et son publique sont multiples : concours, jeux interactifs, films, etc.

L’enjeu financier est considérable pour la firme de Mountain View, devant un marché potentiel de 4 milliards de consommateurs dans le monde, qui passent en moyenne plusieurs heures chaque jour devant leur téléviseur. A terme, Google espère devenir la place de marché privilégiée des annonceurs qui souhaiteront diffuser leurs publicités sur les programmes des éditeurs partenaires de Google. Il réaliserait ainsi sur le marché très fermé de la télévision ce qu’il a déjà fait sur le Web.

Peu à peu, le business modèle des chaînes télévisées va changer. A l’avenir, elles devront trouver des sources de financement alternatives. Les chaînes seront tôt ou tard amenées à cohabiter avec de nouveaux acteurs technologiques, comme par exemple: Google, Microsoft ou Apple.

Sébastien Perrin

8e Continent souffle sa première bougie!

happy birtdayNous l’avions presque oublié! Hier nous avons fêté la première année d’existence de notre continent. Que dire de plus ? Merci à nos clients et à nos partenaires qui nous ont fait confiance.

Et si 8e Continent vous appartenait un peu, qu’en feriez-vous ? Que souhaiteriez-vous nous voir accomplir ? Nous sommes avides de vos commentaires et idées farfelues. Bien à vous.

Google abandonne Windows pour Mac OS X et Linux

Les problèmes de sécurité de Windows ont eu raison des postes de Google.

Le géant de la recherche migre progressivement son parc de machines vers Mac OS X et Linux, abandonnant ainsi Microsoft Windows. Google évoque des problèmes de sécurité récurrents du système d’exploitation Microsoft qui l’ont poussé à opter pour des solutions alternatives. Les employés avaient jusqu’ici le choix de leur machine qu’elle soit un PC sous Windows, sous Linux ou encore un Mac. Désormais, le choix se limite à un Mac ou un PC sous Linux.

D’après plusieurs employés, il serait toujours possible d’avoir un poste sous Windows, mais cela nécessiterait l’autorisation de la direction. Suite à l’attaque chinoise exploitant une faille d’Internet Explorer, Google a décidé de tourner la page. Espérons que ce passage à Mac OS X n’accentue pas l’intérêt des pirates pour le système Apple qui n’est pas dépourvu de failles.

Source: macworld.fr