Février 2010 | Cominmag | Propos recueillis par Victoria Marchand

nom_imageC’est à Lausanne que Nathalie Langlois et Sébastien Perrin ont ouvert leur agence le 1er juin 2009. L’histoire de ce binôme professionnel, également couple à la ville, est symptomatique d’une époque. Après avoir travaillé des années dans le marketing et en agence de pub, ces deux passionnés de plongée ont décidé de tout plaquer pour aller vivre leur passion d’abord en Egypte, sur les bords de la Mer Rouge, puis en Thaïlande sur les îles Similans. A leur retour en Suisse, l’idée de réintégrer de grandes structures, alors qu’ils avaient goûté à l’indépendance avec leur école de plongée, leur a immédiatement semblé incongrue. C’est ce qui les a poussé à se lancer dans l’entreprenariat.


Auriez-vous eu la même approche si la crise n’avait pas rendu le marché du travail si peu élastique?

Nous n’avons par conséquent pas ouvert notre agence parce que nous ne trouvions pas de travail. Au contraire, nous étions sur point de signer des contrats d’engagement, lorsque nous nous sommes rendus compte que notre expérience à l’étranger avait avait fait naître en nous une envie d’indépendance que nous ne voulions pas perdre. Un instructeur de plongée est responsable de la vie de ses clients. C’est un autre risque que de créer sa propre entreprise. C’est ainsi qu’est né 8e continent.

Pourquoi ce nom?

Il s’est imposé à nous lors d’un long brainstorming sur une plage… C’est à peine une blague ! Pour nous, ce 8e continent est un espace où nous voulons évoluer tant personnellement que professionnellement. Une agence où l’on puisse travailler différemment, proposer de nouvelles alternatives aux annonceurs, être en adéquation avec nos valeurs qui sont celles qui sous-tendent le web 2.0 : partage, échange, transparence.

A ce propos, une agence peut-elle vraiment jouer la carte de la transparence?

Oui. Nous travaillons en réseau et n’hésitons pas à faire appel, si besoin, aux meilleures compétences du marché. Non seulement nos clients en sont informés, mais nous les mettons en relation avec ceux qui vont faire une partie du mandat. Cette transparence va jusqu’à la facturation où, le cas s’est déjà présenté, chaque prestataire gère ses honoraires de manière séparée. Cette posture rassure les clients qui ne croient plus aux solutions « full service ».

Vous vous profilez comme une agence de communication marketing. Deux termes antinomiques?

Non si l’on se place dans une logique numérique. La publicité n’est plus une finalité en soi. Nous devons d’abord résoudre le problème de nos clients. Pour preuve, les mandats que nous avons été amenés à réaliser, notamment pour pour Kelly Services, Carlson Wagonlit Travel ou DMD & Partenaires, sont des audits internes, de l’optimisation du flux des activités du département marketing, le développement de la notoriété sur le web. Les marques sont avant tout à la recherche de solutions marketing et force est de constater qu’elles n’hésitent plus à nous mettre en compétition avec de grandes agences de la place.

V.M.

 

La Cuillère Suisse débarque au 8e
13 février 2010 | news

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Nous sommes contents d’accueillir La Cuillère Suisse sur notre continent. Après un démarrage en trombe en automne 2009, 8e Continent va accompagner la société de Barbara Delsaux pour grandir, consolider et faire évoluer la marque et ses produits en Suisse, en Europe et par delà le monde, sur notre Planète bleue.

La collaboration, le partage et la curiosité sont les maître mots de cette nouvelle aventure.

Vous aimez le chocolat ? Prouvez-le et devenez « fan de » sur FB: www.facebook.com/LaCuillereSuisse ou laissez-vous séduire par le goût unique de cette cuillère chocolatée et rendez-vous sur: www.lacuilleresuisse.ch.

 

Nouvelle agence de communication
Janvier 2010 | PME Magazine

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Le monde romand de la communication et du marketing assiste à l’apparition d’une nouvelle agence à Lausanne, nommée 8e Continent. Se décriant elle-même comme «une agence de comm’ d’un autre type», 8e Continent propose ses services dans le coaching en entreprise, le positionnement de marque, la planification média, la publicité, les imprimés ou encore dans les events. Les réseaux sociaux semblent en outre représenter une des priorités des fondateurs de l’agence.

Selon un de leur message transmis par newsletter, ceux-ci voient en effet dans les outils modernes que sont les réseaux sociaux un bouleversement de la publicité traditionnelle“. Se disant passionnés de technologie et professionnels depuis dix ans dans la communication, les membres de 8e Continent mettent en avant une structure flexible et extrêmement réactive pour «améliorer la visibilité des clients».
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Les réseaux sociaux comme outil marketing
14 décembre 2009 | L’Agefi | Propos recueillis par Anne Rhétoret

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Le marketing sur internet grâce aux réseaux sociaux prend de l’ampleur en Suisse. Les entreprises font de plus en plus appel aux communautés de consommateurs pour mettre sur pied leur stratégie de marque. Cette transition vers le virtuel, qui a déjà conquis le reste de l’Europe et surtout l’Angleterre depuis au moins cinq ans s’est vue accentuée en période de crise. Selon Sébastien Perrin, co-créateur de L’agence de communication 8e continent à Lausanne, la Suisse est l’un des pays les plus réfractaires en termes de publicité et d’intégration de la technologie dans les medias. Nombre d’entreprises suisses ont pourtant une page sur Facebook, Twitter ou Linkedin. Elles font vivre leur marque et leurs produits en donnant l’occasion aux clients de participer à leur évolution. Par conséquent, le modèle de publicité se trouve en pleine transition avec un rééquilibrage vers l’internet et les réseaux sociaux.

Ce type de marketing permet de mieux segmenter, à moindre coût. Et les données se révèlent souvent plus exactes qu’une étude de marché puisqu’elles sont en temps réel. «La presse a perdu 20% d’annonces publicitaires cette année, alors que la publicité sur internet s’est maintenue». Remo Uherek, cofondateur de Trigami à Zürich, une société qui se spécialise dans le marketing de réseau social approfondit, « En Suisse, internet accapare 30% du temps d’utilisation des médias mais seulement 5% du budget marketing est dépensé en ligne. Logiquement, ce budget devrait être multiplié par six ces prochaines années».

La presse est-elle condamnée à perdre ses annonceurs? L’agence 8e Continent insiste sur le fait que ce genre de publicité n’est qu’un complément à une stratégie plus classique. «Les réseaux sociaux sont un atout de communication direct avec le client qui permet me mieux cibler une campagne. Mais la plus grande partie des entreprises suisses ont plutôt recours à la publicité traditionnelle et aux forums qu’elles postent sur leurs sites», poursuit Sébastien Perrin.

Les réseaux seraient donc plutôt un atout de fidélisation et une source de données sur les tendances de la clientèle. Reste que l’exploitation de ces données continue à provoquer l’indignation de certains utilisateurs, attachés à la protection de leur vie privée.